Faure & Miniau, architecture d’intérieur
à Chalon-sur-Saône
La grange devenue cathédrale
Un plancher en briques supprimé de moitié, 4 fenêtres intérieures percées et une nouvelle fresque majestueuse... Dans cette bâtisse classée, rien n’est resté à sa place.
Faure & Miniau tient davantage de l’atelier que du bureau. Des plans, des classeurs d’échantillons, des inspirations, et un grand écran où les plans se découvrent en 3D pour mieux se projeter. C’est sur cet écran qu’une ancienne bâtisse classée a commencé sa seconde vie. Une grange, des écuries, un grenier à blé, et une lumière qui n’entrait tout simplement pas. La question n’était pas de l’éclairer, mais de l’ouvrir.
LE GROS ŒUVRE D’ABORD
La décision est immédiate : supprimer la moitié du plancher en briques du grenier. À la place, un volume dit « cathédrale », visible de partout, par lequel la lumière s’engouffre enfin. Des fenêtres intérieures sont percées. Une perspective s’ouvre. Des passerelles et des coursives relient les niveaux, et 2 cabanes géantes abritent les chambres des enfants.


« Dans notre métier, on a les pieds dans le béton et la tête dans les étoiles »
LAURENCE FAURE
TOUT ÉTAIT DESSINÉ D’AVANCE
Le plus étonnant tient en une phrase : cette maison familiale existait avant le premier coup de masse. Chez Faure & Miniau, l’avant-projet en 3D n’est pas une intention d’ambiance, c’est exactement ce que les propriétaires ont retrouvé chez eux.
LES ÉTOILES ENSUITE
Un tel volume appelait une fresque à sa mesure. L’agence a dessiné, puis réalisé, une pièce de 5 mètres par 5 représentant une carte à jouer, la dame de carreau. « Une touche d’humour joyeuse et colorée en hommage à la propriétaire », nous a confié l’agence. Une fresque unique que l’on ne trouvera nulle part ailleurs.

Nous étions venus voir de la décoration, nous sommes repartis avec une leçon de syntaxe. Car il reste la part qui ne se dessine pas. Avant de tracer un plan, Laurence et Pierre-Étienne décodent ce qu’ils appellent la « grammaire intérieure » de leurs clients, leurs goûts, leurs habitudes, leur façon d’habiter. L’architecture se décline ensuite comme une langue, avec ses ponctuations : les espaces de respiration, et ce jeu de lumière et de reflets qui est le fer de lance de l’agence.